La France en Lituanie
Ambassade de France à Vilnius

Situation économique

Situation économique

Depuis son adhésion à l’UE, La Lituanie a connu une croissance annuelle comprise entre 7% et 9%. La demande interne et, dans une moindre mesure, les investissements (notamment dans le domaine de la construction) ont été stimulés par le crédit bancaire, les fonds européens et la réduction de la pression fiscale.

Si, malgré la crise financière internationale, la croissance du PIB s’est élevée à 3% en 2008, force est de constater que ce résultat plus qu’honorable cache une dégradation rapide de la situation de la Lituanie en fin d’année 2008 ( + 2,9% au 3ème trimestre, -1,5% au 4ème trimestre). Les perspectives pour 2009 sont fortement négatives avec une récession que le gouvernement évalue désormais à -18%.

L’économie lituanienne devrait cependant rapidement renouer avec la croissance, avec une progression du PIB évaluée à +2,8% pour 2011 et +3,9% pour 2012 (prévisions mars 2009).

Le chômage, qui était résiduel ces dernières années, est en hausse sensible : de 4,3% fin 2007, il est passé à 5,9% à la fin du troisième trimestre de 2008 et il devrait être supérieur à 10% en 2009.

Confronté à une dégradation brutale de la situation économique, le nouveau gouvernement a élaboré un plan anti-crise dès sa prise de fonction en décembre 2008, ainsi qu’un plan de relance de l’économie lituanienne adopté par le gouvernement en février 2009. Ce plan, qui représenterait 7% du PIB, a pour objectif de maintenir le déficit public sous la barre des 3% du PIB en augmentant les recettes fiscales et en réduisant drastiquement les dépenses publiques. Il a également pour finalité de relancer l’économie en soutenant les entreprises.

Bien que les premières mesures du gouvernement lituanien aient été ambitieuses, elles ne semblent pas suffisantes, à ce stade, pour relancer la machine économique : malgré une hausse significative de la fiscalité au premier janvier 2009, les recettes fiscales du premier trimestre 2009 sont en effet restées inférieures aux prévisions. Le gouvernement a par conséquent décidé en avril 2009 de poursuivre l’effort budgétaire par une nouvelle réduction des dépenses publiques.

Sa monnaie étant liée à l’euro, l’économie lituanienne tend à perdre en compétitivité dans un contexte de forte dépréciation des devises de ses principaux partenaires commerciaux : Pologne, Russie, Biélorussie, Suède et Royaume Uni, qui représentent 35% des exportations lituaniennes. Les échanges commerciaux sont également affectés par la chute des marchés baltes (19% des exportations).

Dans ce contexte, un recours au FMI n’est pas exclu, même si les autorités n’y sont pas favorables à ce stade. Compte tenu de la difficulté pour les ménages d’accepter une baisse importante de leurs revenus et une hausse concomitante des prélèvements, tout dépendra de la capacité du gouvernement lituanien à contenir son déficit budgétaire.

Mise à jour : 09.08.09.

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